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ment de notre droite à notre gauche, sans doute pour rejoindreBarclay de Tolly sur la Dwina. Étaient-ce quelques divisions déta-chées, n’ayant pu jusqu’ici rejoindre Barclay de Tolly , ou bien latète de Bagration , cherchant à former sur la Dwina une seule niasseavec l’armée principale? Voilà ce qu’il n’était pas possible dediscerner encore; mais, dans tous les cas, c’étaient des troupesqu’on était en mesure d’intercepter, et au surplus, si on se trouvaiten présence de Bagration lui-mème, on ne pouvait avoir affaire qu’àla tète de son corps d’armée, puisqu’il avait à remonter au nord detoute la distance de Grodno à Wilna, et on était certainement àtemps de lui barrer le chemin. Napoléon résolut donc, tandis qu’ils’arrêterait par sa gauche devant Barclay de Tolly , de marchervivement par sa droite, afin d’intercepter la route que devait suivreBagration , de l’envelopper s’il était possible, ou de l’acculer aumoins aux marais de Pinsk, et de le paralyser ainsi pour le reste dela campagne.
Ce qui a été dit dans cette histoire du théâtre de la guerre indiquesuffisamment les mouvements que Napoléon avait à exécuter pouratteindre le but qu’il se proposait. Du Rhin au Niémen , Napoléonavait presque toujours marché au nord-est. Après le passage duNiémen , il avait tourné à l’est, et désormais dans cette campagneextraordinaire il allait toujours marcher à l’orient jusqu’à Moscou .Le Niémen franchi, la Wilia remontée jusqu’à Wilna, il allait ren-contrer les grandes lignes transversales dont nous avons déjà parlé,celles que forment la Dwina et le Dniéper , et il devait naturelle-ment s’acheminer vers l’espace ouvert que ces fleuves laissent à leurnaissance entre Witebsk et Smolensk . (Voir la carte n° 54.) Dansce mouvement, sa gauche faisait face à la Dwina, vers laquelle sedirigeait Barclay de Tolly, et sa droite au Dniéper, où Bagration tendait à se retirer. Voulant tout à la fois ralentir le pas afin derallier ce qui était en arrière, et poursuivre vivement Bagration afinde le séparer de Barclay de Tolly , il devait s’arrêter par sa gauche,qui n’avait que peu de chemin à faire pour atteindre la Dwina,tandis que par sa droite il lâcherait, en marchant vite, de devancerBagration sur le Dniéper . Ses dispositions furent admirablementprises en vue de ce double but.
Macdonald, dirigé d’abord sur Rossiena, eut ordre d’appuyer àdroite sur Poniewiez, pour se rapprocher d’Oudinot ; celui-ci de se
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