Les eaux de Roye , de Ronzier, de Fontaineet de Neuville, sont-elles de bonne qualité, nelaissent-elles rien à désirer, relativement à leuremploi hygiénique , et sous le rapport de leurapplication aux besoins de l’industrie lyonnaise?Vcilà ce qu’il importe réellement de connaître.
Une autre question, cependant, se rattache àcelle-ci : c’est celle de savoir, s’il faut préférerau système de la dérivation des eaux de sourcedes bords de la Saône , celui qui consiste à éle-ver l’eau du Rhône , par des moyens mécaniques.Chacun de ces deux systèmes a ses partisans etses adversaires ; lequel mérite réellement d’êtrepréféré ?
Pour établir cette préférence, sur des motifsd’une valeur réelle, plusieurs questions se pré-sentent à résoudre :
i° Celle relative à la quantité, et aux plus oumoins grandes difficultés de transport et dedistribution.
2° La question non moins importante, de lanature chimique des eaux de source, comparéeà celle de l’eau du Rhône , des qualités hygié-niques des unes et des autres, des avantages etdes inconvénients de leur emploi, dans l’indus-trie et particulièrement dans la teinture.