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lesquels elle passe en descendant des Alpes ;lorsque l’Ain , accru subitement et débordé surses rives, vient tout-à-coup augmenter considé-rablement le volume du fleuve , c’est une terreargilo-calcaire qui lui communique alors sa cou-leur jaunâtre.
Le Rhône , à son passage à Lyon , est donctrès variable dans son aspect, de même que danssa composition. Claire et presque complètementlimpide pendant l’hiver, mais surtout dans lesgrands froids , son eau qui est alors à son mi-nimum de quantité , contient plus de sels et degaz en dissolution que dans l’été , ainsi qu’on leverra par les résultats de l’analyse chimique. Auprintemps, dès que la fusion des neiges alpinescommence , son eau augmente et se trouble dejour en jour, en même temps que les propor-tions des substances salines et gazeuses y dimi-nuent , attendu que l’eau provenant de cettefusion est originairement privée d’air comme deprincipes salins; elle conserve plus ou moins cetétat durant les chaleurs de l’été et jusqu’au mi-lieu de l’automne; aussi est-il à remarquer quependant tout ce temps, l’Arve reste à peu prèsà son maximum de hauteur : souvent même,sous l’influence du vent du sud, qui précipite