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ne fournissent, par quinze litres, que trois gram-*mes six cent quarante-neuf milligrammes desels, une égale quantité d’eau de la source duJardin-des-Planles, en, donne treize grammessix cent vingt-cinq milligrammes, près de quatrefois autant. On ne peut, dès-lors, établiraucune comparaison, sous le rapport de la pu-reté , entre la plupart des eaux de source deLyon , et les eaux de source de Roye , de Ronzier,de Fontaine et de Neuville.
De ce qui précède, il résulte que les opinionsgénérales sur les eaux de source et les eaux derivière, doivent être considérées comme despréjugés, puisqu’il y a de bonnes et mauvaiseseaux de source, de bonnes et mauvaises eaux derivière.
Or, du moment où l’on ne peut comparerd’une manière générale les eaux de source et leseaux de rivière, et qu’il est par conséquent im-possible d’établir a priori , un choix entre cesdeux espèces d’eaux potables, ce n’est que parl’étude particulière de celles entre lesquelles onpeut choisir, qu’il est possible d’arriver à unesolution raisonnable de la question de préfé-rence.
Laissant donc, à présent, la question générale,