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dënce de s’abstenir de boissons aqueuses, entreles repas , ou du moins de n’en boire qu’enpetite quantité. Or, rien ne peut mieux conduireà ce but que l’usage d’une eau très fraîche , quiest elle-même fortifiante , et dont il suffit deboire une seule verrée pour appaiser instan-tanément la soif, et procurer une fraîcheurgénérale.
Quand l’atmosphère est très chaude, que lasurface du corps transpire abondamment, l’es-tomac, qu’affaiblit incessamment cette action tropénergique de la peau, s’affaiblit et perd sonénergie habituelle. Dans les pays chauds , onfait usage, et sans inconvénient, de substancesâcres qui raniment les forces digestives , dimi-nuées sous l’influence de la chaleur; mais dansnos climats , où des excitants aussi forts que ceuxusités dans l’Inde , ne seraient pas employés sansdanger, on les remplace par des boissons fraîcheset glacées, qui suffisent pour entretenir le bonétat des organes gastriques, et la vigueur detout l’organisme. Une eau très fraîche , durantl’été, peut donc être considérée comme une desprincipales nécessités hygiéniques, pour la popu-lation de nos climats tempérés.