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Nota. Cet exposé présente des détails, qu’on De lira pas sans intérêt, et surl'exactitude desquels on peut compter , attendu qu’ils ont été fournis par desiogénieurs ou des magistrats, actuellement en fonctions dans les villes dont il vaêtre parlé»
VIENNE , ancienne capitale des Allobroges, devenue, sous ladomination des Romains , une de leurs villes les plus importantes endeçà des Alpes , jouissait déjà , grâce à eux , d’une immense quantitéd’eau potable, amenée par dérivation, avant les guerres de Jules César . Voici, à ce sujet, une description précieuse , qui se rapporteà ces temps reculés ; elle a été faite , sous le règne de Trajan , parle sénateur Trebonius Rufinus , décemvir de Vienne, où il étaitné, et dont il a écrit l’histoire (1)... « Quelques-uns des aqueducs« sont enfouis sous terre, pour que les eauxt conservent leur fraî-« cheur ; mais ces eaux ne sont pas toutes de la même nature. Celles« de la meilleure qualité sont réservées pour les usages domestiques,■> et sont considérées comme sacrées. D’autres sont destinées à im-« primer le mouvement à des appareils qui broient le blé, et à des« manufactures d’armes. D’autres enfin, alimentent des bains publics<« et particuliers.... Il existe aussi, sous chaque rue, dévastés égouts,« dans lesquels viennent aboutir ceux des maisons particulières. Des« Éddes spéciaux sont chargés de veiller à l’entretien des aqueducs« et des égouts publics ; et les frais que cet entretien nécessite, sont“ payés par une rétribution, assise sur chaque propriétaire de mai-« sons, à proportion du volume d’eau qui lui est concédé.»
CO Cet ouvrage a été traduit par M. Mermet , également Viennois , et tout àlafeis, aussi, historien et premier magistrat de sa ville Datale.