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Des eaux de source et des eaux de rivière, comparées sous le double rapport hygiénique et industriel : et spécialement des eaux de source de la rive gauche de la Saône, près Lyon, étudiées dans leur composition et leurs propriétés, comparativement à l'eau du Rhône / par Alphonse Dupasquier
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Quelle différence entre létat de nos villes, sous une civilisa-tion , dont pourtant nous sommes si fiers, et celui de Vienne ,cinquante ans avant Jésus-Christ !

Malgré cet ancien luxe hydraulique , la ville de Vienne navait, endernier lieu, que six fontaines, dont une seule, celle de Saint-Gervais ,fournissait de leau de bonne qualité. Vers le dixième siècle, les aque-ducs avaient été détruits, dans l'intérieur de la ville ; dès-lors onne sétait plus occupé de leur entretien extra-murns. Plusieurs den-treux , cachés sous le sol, étaient même ignorés; lorsquen 1820,une administration éclairée lit entreprendre des fouilles, à la suitedesquelles, on sassura quune longue étendue de galeries pouvaitêtre utilisée , pour conduire de nouveau à Vienne quelques - unesdes sources, que les Romains y avaient jadis amenées. Ces galeriesse sont même trouvées en si bon état de conservation , que , dans undéveloppement de 5,580 mètres qui a été nécessaire pour la dérivationrenouvelée , il ny a eu de construction à faire, que sur un espace de220 m., cest-à-dire sur la 25 e partie. Les eaux ainsi ramenées, après900 ans dinterruption de leur service, alimentent maintenant soixantefontaines publiques, et donnent environ 40 pouces fontainiers, soitchaque jour.60 â 65 litres par habitant.

VOIRON (dép. de lIsère ), reçoit, de temps immémorial, deseaux de source , qui sortent d*un coteau sablonneux, et se réunissentdans une citerne, à la faible distance de 259 m - du château deau. Desconduits de bois servaient autrefois à leur écoulement ; mais depuisquinze ans, ils ont fait place à des tuyaux en fonte, qui amènent dansla ville , environ 18 pouces deau.55 à 60 lit. par hab.

GRENOBLE , a dérivé , en 1825, au moyen dune conduiteen fonte dune longueur de 3,220 m ', des eaux de source, dont lacomposition chimique ne présente pas 10 centigrammes de substancessalines , par litre. Leur volume sétait réduit, dans lenceinte de laville, comme on le sait, par suite de la formation de tuberculesferrugineux dans les tuyaux de la conduite ; mais on sait aussi, que

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