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En ajoutant les deux dernières années (1838 et1839) aux séries qui figurent dans les tableaux qu’ona lus précédemment, on a les résultats suivants :
La quantité moyenne d’eau pluviale tombée annuelle-ment à Genève ( dont le sol est à 37S mètres au dessus duniveau de la mer ) , a été, pendant les 56 dernièresannées, de.29 p. 9 1.
La quantité moyenne , tombée à Berzé-la-Ville, près Mâcon ( localité qui est à 356mètres au dessus du niveau de la mer ) , aété , pendant les 20 dernières années , de. . 31 9
La quantité moyenne tombée à Marseille ,sur les bords de la Méditerranée , a été, pen-dant les 18 dernières années, de.17 5
Ce qui forme un total de 78 pouces 11 lignes, dontle tiers donne une moyenne annuelle générale de ... . 26 p. 4 1.
Pendant la période de sécheresse de 1832 à 1837 in-clusivement , la plus longue dont les habitants de noscontrées aient gardé le souvenir , la moyenne annuellede ces 6 années, déduite, comme celle ci-dessus, des quan-tités réunies des trois localités déjà nommées , a été de 23 1
c’est-à-dire de 3 pouces 3 lignes ou d’un huitième plusfaible que la moyenne annuelle générale. Ainsi, pendantsix ans consécutifs , il y a eu chaque année un déficit d'unhuitième dans la quantité des eaux pluviales , qui entre-tiennent les sources.
En 1837, la dernière année de cette période sèche(et celle qui a immédiatement précédé les jaugeagesmentionnés dans ce livre ) , la quantité annuelle, calculée
de la même manière, n’a été que de. 19 5
Elle a été , par conséquent, inférieure à la moyenneannuelle générale de 7 pouces, ou d’un quart de la quan- •tité d’eau de pluie , qui tombe moyennement par année.
C’est à la suite de cette année, dans l’automne de1838, qu’a fini la période sèche et commencé une pé-riode contraire, qui parait devoir compenser amplementles effets de la première. — La quantité tombée en 1838