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près cessé de couler, ou du moins leurs eaux étaientimmédiatement absorbées par les terrains voisins,qu’une longue période de sécheresse en avait rendustrès avides; et les ingénieurs dirigeant les travauxde terrassement de la digue , n’avaient nullementsongé à assurer un écoulement à des eaux qu’ils n’a-vaient pas aperçues. Mais, dès le milieu de 1839, lafontaine de la Glaire et successivement toutes lesautres sources de cette localité, étant revenues enabondance, et ne pouvant s’écouler comme autrefoisdans le Rhône, à cause de la nouvelle digue qui leurinterceptait le passage, leurs eaux menaçaient de con-vertir tout ce pays en marais, quand les propriétairesse sont adressés à M. l’ingénieur en chef des ponts-et-cliaussées, pour obtenir, le long ou au travers dela digue, des canaux d’écoulement. A coup siir, cesréclamations, si on n’y faisait pas droit immédiate-ment , ne pourraient que devenir beaucoup plusvives, quand l’effet de la grande quantité d’eau plu-viale tombée à la fin de 1839, et infiltrée dans le sol,se fera sentir pendant le cours de l’année 1840.
En résumé, les détails qui précèdent mettent enévidence plusieurs faits.
Ils démontrent d’abord,que l’amoindrissement decertaines sources de nos contrées, tenait simplementet naturellement (comme cela a été indiqué au com-mencement de ce livre) à une diminution soutenuedes eaux pluviales. — Mais ce déficit sera largementcomblé par les quantités tombées en excédentpendant