( 7 )
La société doit d’une part assurer à tout individu la li-berté nécessaire pour que les dons qu’il a reçus, puissentse développer complètement, et d’autre part, posséderdans une certaine stabilité de fortes garanties contre ceuxqui ne veulent quitter la condition de leur père que parvanité et présomption, La classe est une caste lorsque lanaissance décide irrévocablement du genre de vie et durang social de chaque individu.
Quelques nations civilisées n’ont pas meme connu l’écri-ture, tels les Mexicains et les Péruviens. Chez d’autres,au contraire, il s’en faut peu que chaque individu nesache lire et écrire, comme dans quelques cantons suisses ,en Ecosse , dans la N.-Angleterre, dans plusieurs contréesde la Prusse ; puis en Chine et en Inde , au Japon . Lesétabiissemens d’instruction publique sont des écoles élémen-taires, des lycées ou gymnases et des universités. —• Les pro-grès des sciences et des arts sont favorisés par les acadé-mies, les sociétés et les bibliothèques.
Les villes sont les centres de l’industrie, du commerceet de la culture intellectuelle. Il existe cependant des villeshabitées en majorité par des laboureurs et des pasteurs,comme en Suède , en Hongrie . Certaines villes ont unepopulation toute industrielle, ou toute commerçante, etsont des villes de fabrique et de commerce. Il y a de même, des villes savantes , avec universités, : académies, etc.
La population de deux contrées peut être sur un espaceégal très dense ou très rare. Si elle est rare, les commu-nications sont peu nombreuses, l’établissement et la fré-quentation des écoles ou des églises sont difficiles, la civi-lisation marche lentement, comme aux Etats-Unis du Sudet de l’Ouest, en Suède , en Norvège , en Russie . Lesgrandes villes au contraire ont un excès de population; el-les contiennent une populace misérable et sont à la fois lessentines de la société et les foyers de ses lumières.
ÉTATS.
Une société ne peut subsister sans une autorité souve-raine qui la représente et lui donne son unité. Un étal est