de la terre. Les plaines du Sahara , sans eau ni végétation,réfléchissent la chaleur solaire avec une intensité inconnueailleurs ; mais au S., le rétrécissement des terres donnantplus de prise aux influences océaniques, et l’élévation dusol diminuant la chaleur, le climat devient tempéré.
Le caractère continental propre au climat de l’Asie (voyezT. I, p. 246) est à son plus haut degré dans le continent afri cain . A la chaleur suffocante du jour succèdent des nuits sifraîches que, dans les lieux élevés, quoique voisins de l’équa-teur, l’on voit la glace se former sur de petites flaques d’eau.L’humidité de l’atmosphère océanique ne se fait guèresentir au-delà des côtes ; ces dernières doivent généralementaux pluies et à l’excès de la chaleur un climat si meurtrierqu’il consume à la lettre les Européens , par les fièvres qu’ilengendre; pendant la saison des pluies, ces propriétés mal-faisantes s’étendent à toute l’Afrique . Un sol altéré et des-séché , une atmosphère brûlante, des calmes accablans sui-vis d’ouragans affreux, des nuits piquantes et des journéesqui étouffent , voilà le climat de l’Afrique .
On peut faire une différence entre la Haute-Afrique et laBasse. Celle-ci, quoique plus éloignée de l’équateur, est unevraie fournaise qui répand des vents ardens et suffocansdans toutes les contrées voisines, en Guinée , en Egypte , enEspagne , en Italie et jusqu’au cœur de l’Europe occiden-tale. Dans la Haute-Afrique, sous l’équateur même, l’élé-vation du sol rafraîchit un peu le climat; quelques con-trées, telles que l’Abyssinie, ont même une températurepareille à celle des presqu’îles méridionales de l'Europe ; et,sur les bords de l’Orange, le climat du plateau n’est plusque tempéré.
Quant aux saisons, elles ont lieu en sens inverse des deuxcôtés de l’équateur ; on a l’été au cap de Bonne-Espérance en même temps que l’hiver en Barbarie. Au reste, on n’avéritablement d’hiver que dans les pays les plus élevés.Partout ailleurs, il n’y a d’autres saisons que la sécheresseet le temps des pluies.