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Tome second.
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AFRIQUE . RELIGIONS : HISTOIRE DU CHRISTIANISME.

les nègres nont quun grossier fétichisme dont les formeset les superstitions varient dun pays à lautre. Presquetoutes les tribus pratiquent des sacrifices humains.

Le christianisme, qui a couvert autrefois une grandepartie de lAsie (T. I, p. 270-272), avait aussi été propagé,dès les premiers siècles de notre ère, dans tout le bassin duNil et dans lAfrique septentrionale. Les premiers Africainsconvertis au Seigneur Jésus sont ces Juifs dEgypte et desquartiers de la Lybie qui furent témoins, à Jérusalem , despremières manifestations du St-Esprit dans les apôtres, etce grand seigneur Ethiopien, de la cour de la reine Gan-dace. Dès le second siècle, on trouve lEvangile propagé enÉgypte , en Ethiopie (Nubie et Sennaar) et dans la pro-vince dAfrique (Tunis et Alger ). Au commencement ducinquième siècle, lon ne comptait pas moins de 446 évêquesdans la seule province dAfrique . A linvasion de Genséric ,les Vandales ariens persécutèrent les anciennes églisesa\ec la même violence que les empereurs païens de Home;elles survécurent néanmoins jusquà linvasion des Arabes.Ceux-ci envahirent lÉgypte dès 658, prirent Alexandrie eten brûlèrent la bibliothèque en 640; ils subjuguèrent, de692 à 700, les côtes de la Méditerranée jusquà Maroc ,ravageant les églises, massacrant les chrétiens ou les for-çant à embrasser lislamisme. Déjà vers 700, un généralsarrasin pouvait écrire au calife quil ne valait plus la peinede maintenir limpôt sur les. chrétiens parce quil ny enavait plus dans le pays.

Dans, le bassin du Nil , le christianisme ne fut ni aussicomplètement ni aussi rapidement extirpé. En Egypte même, il resta, et il reste encore de nos jours, une popu-lation copte qui a conservé un christianisme fort défiguré.

Le royaume de Nubie se vit déjà envahi, vers lan 630,par les Arabes , qui assiégèrent Dongolah, sa capitale, etcontraignirent les rois à envoyer aux califes un tribut annuelde 560 esclaies. Lorsque ces rois se croyaient assez puis-sans, ils refusaient le tribut et ce refus était toujours locca-

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