AFRIQUE . — CIVILISATION i MONNAIES. - ETATS.
once de sel vaut environ 1 franc de France . Les carrières'desel du Dar-Four , duKourdofan, du Sennaar rassemblenttous les ans de nombreuses caravanes qui approvisionnentle Soudan et y échangent le sel contre de l’or et des esclaves.
Le tibbar ou poudre d’or sert à toutes les transactions unpeu considérables ; et, ce qui en augmente la valeur, c’estqu’il a cours à l’étranger. La poudre d’or est un produit par-ticulier au Soudan . Là, chaque nègre marchand parcourt lepays avec son trébuchct, parce que l’or y est une marchan-dise dont le prix hausse ou baisse selon qu’il y a affluenceou pénurie de marchandises et d’étrangers.
Les cauris sont la monnaie usitée dans tout le commercede détail; c’est vraiment le billon de la Haute-Afrique; cescoquilles n’ont guère cours au N. du Soudan . Les caurisarrivent directement des Maldives par les Arabes ; les An glais , qui les reçoivent des Maldives au Bengale, en expé-dient de Calcutta plus de cent tonneaux par an pour la Gui née , où elles font un article de commerce, et d’où elles sontenvoyées, comme monnaie , dans l’intérieur. Leur prixest dix fois plus élevé dans le Soudan qu’au Bengale. (T. 1,p. 262 et 263.) L’or du Soudan excite la cupidité des étran-gers, et les insignifiantes coquilles des Maldives , transportéesau centre de l’Afrique , y acquièrent l’importance de l’or.
ÉTATS SE L’AFRIQUE.
L’Afrique n’a de grands états que dans la partie septen-trionale; les nègres ont une foule d’états, insigniflans pourla plupart. Le gouvernement, quoique varié de forme, estpartout despotique et enclin à toutes sortes d’exactions.Chez les peuples les plus sauvages, les chefs ont souvent unpouvoir fort restreint, ce qui met leurs sujets à l’abri devexations trop criantes.
Nous classerons, d’après les races d’hommes, les étalsafricains en états de peuples blancs et en états nègres. LesLuropéens ont mis en leur possession ou sous leur influenceplusieurs parties du continent que nous décrirons aussi.
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