AFRIQUE . — PEUPLES BLANCS; EMPIRE TURC J EGYPTE; TRIPOLI .
remontent à l’époque de Sésostris , dont les figures, les colos-ses et les peintures qui les décorent retracent les victoires.
Dongolaii. Au S. de la Nubie , on trouve en remontantle Nil , jusqu’au Taccazé, les pays de lladjar, de Sokkol,de Mafias , de Dongolah, de Chaykyéh, et de Chendy.
Damer, dans l’état du même nom, vers le confluent duTaccazé et du Nil , possède une école mahométane où l’onvient du Sennaar, du Dar-Four et d’autres pays éloignés.— La presqu’île de Méroé , entre le Taccazé et le Nil , était,dans l’antiquité, le centre d’un empire puissant.
Chendy , dans le pays du même nom, est la ville la pluscommerçante et la plus corrompue de toute la contrée duNil moyen. C’est le grand entrepôt des esclaves du Soudan et de l'Abyssinie. Ibraym-Pacha , qui en déposséda le der-nier roi en 1821, y fut brûlé vif par le prince détrôné. Pouren tirer vengeance, le pacha d’Kgypte envoya en 1822une armée qui brûla les habitans de Chendy dans leurs mai-sons et massacra les femmes et les enfans ; le pacha fit repeu-pler Chendy par des familles de Chaykyéhs.— Souakim, sur lamer Rouge , est un entrepôt d’esclaves pour l’Arabie .
Sennaar. Les nègres Foungis , qui s’étaient emparés duSennaar, subissent aujourd’hui le joug égyptien .
Sennaar, sur le Nil-Blanc , est un entrepôt du commerce duSoudan avec l’Arabie et l’Égypte ; peut-être 10,000 hab
Kourdofan. Cette grande oasis, ou plutôt cet assemblaged’oasis, a pour habitans des nègres, des Berhers et quel-ques Arabes ; autrefois tributaires du Dar-four , ils le devin'rent, en 1820, du pacha d’Égypte dont les troupes sacca-gèrent Obéïd, capitale du pays et station de caravanes.
IL Tripoli.
Observations préliminaires sur les Etats Barbaresqucs.
Tripoli , Tunis , Alger et Maroc sont connus ensemblesous le nom d’Etats Barbaresqucs. Les Arabes y, avaientétendu leur domination à la fin du VII e siècle-, les Otto mans , qui ont pris leur place à Tripoli , à Tunis et à Algw
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