AFRIQUE. — PEUPLES BLANCS \ EMPIRE TURC ; TRIPOLI ; TUNIS.
Krennah, l’ancienne Cyrène, a des antiquités bien con-servées, entre autres une nécropole ou ville des morts;tout le flâne de la montagne, aussi loin que la vue peuts’étendre, se présente couvert de façades, de colonnades,de grottes funéraires. On voit aussi les ruines de Barci etd’autres colonies grecques de la Cyrénaïque .
Le Fezzan , ricbe de ses excellentes dattes , est un assem-blage d’oasis où l’on compte environ 100,000 habitons.
Mourzouk, qui seule y mérite le litre de ville , est le ren-dez-vous des caravanes de Tripoli, de Tunis, de Maroc ,du Caire, du Bornou et l’entrepôt de tout le commercede Tripoli avec le Soudan . Les cauris y ont déjà cours.
Gadamès , dans une oasis au S.-O. de Tripoli, sert d’en-trepôt au commerce de Maroc et du Soudan . Deux tribusennemies se partagent la ville, qui est divisée par unemuraille dont on ferme la porte en temps de troubles.
Tunis est à l’O. de Tripoli, le long du golfe Cabès ; cepays produit des dattes fort recherchées. — Le bey recon-naît la suzeraineté de la Porte Ottomane .
Tunis ou Tounis, capitale et port fortifié, est, après leCaire, la seconde ville de l’Afrique pour l’étendue et lapopulation que l’on porte à 100 ou 150 mille habitans,entre lesquels on compte 30,000 Juifs. On y fabrique desvelours, des soieries, des maroquins et ces calottes delaine ronge que porte le peuple en Orient ; l’exportation deces bonnets est un des principaux articles du commerce deTunis . Nulle part les Mogrebims ne montrent envers 1®Francs et les autres étrangers autant de tolérance et de po-litesse. Les nations maritimes de l’Europe y ont des consulsde commerce. — La Goulclle, place de guerre qui dominel’entrée de la rade de Tunis , possède de grands chantiers demarine et un phare. — Les ruines de Carlhage se Irouvcnià quelques lieues au N.-O. de Tunis , .
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