AFRIQUE. —PEUPLES BLANCS; MAROC.-SOUZE.-SAIIARA.
Mogador , ou Souerjrah, ville assez bien fortifiée, peut êtreconsidérée comme le port de Maroc ; elle fait un commerctconsidérable avec plusieurs nations de l’Europe qui y en-tretiennent des consuls.
Fez passe pour l’une des plus belles villes des étais
Barbaresques; elle a des écoles renommées, une b. m
considérable et des eaux thermales Irés-fréquenlées. On;fabrique des armes, de la poudre à canon et des maroquinspeut-être 80,000 habitons. — Méguinez ou Maknassah , prède Fez , possède un palais impérial.
Tanger , port sur l’Atlantique et à l’entrée du détroit diGibraltar , a des consuls Européens .
Tèlouan, port sur la Méditerranée, commerce avec l’An-gleterre et l’Espagne , et exporte de belles oranges.
Souze ou Etat du Sidi-IIescham.
Cet état, fondé en 1810 au S. de l’empire de Maroc età ses dépens, est l’entrepôt du commerce entre Maroc sTombouctou . — Talent, capitale.
Les bords du Sahara font partie, en général, des étatvoisins. Les oasis de l’intérieur ont pour habitons des tribo-indépendantes, dont les moeurs rappellent celles des Arabes
Les caravanes traversent le désert dans quatre directions:
1°. De Maroc , Tunis et Tripoli , cinq chemins principalconduisent à Tembouclou. Cette traversée, la plus longutet la plus périlleuse, prend 150 jours de Fez à Tembouctou55 de marche et 75 de repos. Dans tout le Sahel , les tourmentes de sable et la soif font parfois périr les caravanes.
2°. De Tunis et Tripoli au Rornou et dans le Soudan .
5°. Du Soudan vers le Dar-Four , le Sennaar , la Ntibiedl’Egypte .
4°. Du Fezzan et de Tripoli , par le nord du désertiAlexandrie et au Caire .
Les caravanes passent d’une oasis à l’autre pour y renou-veler leur provision d’eau. Comme elles voyagent surtout
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