AFRIQUE . — ÉTATS NEGRES ; TRAITE DES HOIRS.
influence d’un bout de l’Afrique à l’autre et y a détruit tout<sécurité ; les états se font la guerre pour enlever des escla-ves ; les souverains- nègres perçoivent des tributs en escla-ves dont la vente est une des plus sures ressources de letxtrésor. En temps de paix, le nègre enlève sur les chemins leenfans, les femmes, les hommes sans défense ; et cette chas»par surprise est si productive, qu’un esclave ne vaut que 2CKKcauris dans le pays des Achantis . La cupidité pousse quelque-fois le nègre, comme les Grouses du Caucase (et ceux-ci*disent chrétiens!) à vendre pour de l’eau-de-vie, de fapoudre, des fusils ou des cotonnades de Manchester, lemembres même de sa propre familie. Tout l’intérieur àl’Afrique est ainsi continuellement en guerre et en troublepar le fait de l’esclavage; les peiqdes des bords du Quomcroient que les blancs, après avoir acheté des noirs, letuent, en mangent la chair et en emploient le sang à teindreles habits en rouge ; ce qui ne les empêche pas de lentlivrer leurs frères noirs par milliers. Ils croient d'ailleursque leurs dieux veulent que le nègre soit esclave du blanc
Les esclaves noirs de la Haute-Afrique reçoivent qualrtdestinations principales.
1° en Barbarie, par Tembouctou pour Maroc , et parltBornou pour Tripoli et Tunis ;
2° en Egypte et en Arabie , par le Dar-Four , le Seunaaret la Nubie . L’Egypte fournit d’esclaves noirs là»Turquifd’Europe ol l’Anatolie .
5". Les esclaves de la côte orientale de l’Afrique son'dirigés vers la Perse et l’Inde . Les sujets de l’imanMascatc, qui possède une partie du Zanguebar , se livre» 1surtout à ce commerce. Les Portugais tirent, en outre, >»moins 15,000 esclaves par an, des ports de Mozambique î 1de Quillimance.
4°. Les Espagnols , les Portugais et d’autres Européen achètent les noirs sur les côtes de Guinée et de la Sénég»®'
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