AFRIQUE . — ÉTATS NÈGRES J TRAITE DES NOIRS. — RELIGIONS.
esclaves appartiennent en quelque sorte à la famille ; l’es-clavage n’est pas là une flétrissure, c’est seulement unmallieur. On voit fréquemment des esclaves, même des eu-nuques, sortir de leur condition et parvenir à de hautesdignités. En Égypte même, où les Européens ont la facultéd’avoir des esclaves , ces derniers ont une vie plus douachez les musulmans que chez les chrétiens.
Depuis 1814», les Anglais et d'autres puissances de l’Europe se sont alliés pour l’abolition de la traite des nègres ; néan-moins elle se fuit avec plus d’activité qu’auparavant ; lescroiseurs anglais capturent à peine un vaisseau négrier surtrente et ne délivrent guère que 8,000 esclaves sur le200,000 que l’on embarque annuellement pour l’Amérique .L’Angleterre a fait plus; elle a mis en liberté tous les esclavede ses colonies, le 1 er août 185â. Mais tous ses efforts de-meureront infructueux aussi long-temps que les planteur!américains pourront acheter des esclaves et aussi long-temp!que les Africains et les négriers trouveront dans la traite kcommerce le plus lucratif.
Les Anglais ont fondé Fretoun (prononcez Fritouti)oiLibrc-Ville, à Sierra-Léone , et les Américains du ÎVordlicolonie de Libéria, au S. du cap Mesurado, afin d’y établirdes nègres affranchis, d’agir, par leur exemple, sur teAfricains indigènes , et de les amener à la civilisation élanchristianisme.
Religions. Les noirs étaient tous idolâtres avant leursrapports avec les mahométans. Ceux-ci propagent l’isla-misme avec ardeur dans le Soudan . Des moutluhs ou doc-teurs mahométans ont pénétré jusqu’à la côle de (iuinée; ibenseignent à lire et à écrire l’arabe et entretiennent derelations avec les mahométans de Tembouclou. Partout oùl’islamisme s’est établi, ces moullahs, semblables aux mara-bouts du nord de l’Afrique , passent pour des hommesacrés; une partie du commerce est en leurs mains; exempt 1d’impôts à cause de leur piété, ils amassent souvent drgrandes richesses. Dans tous les lieux où ils passent) il*
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