AFRIQIE. — ÉTATS NEGRES ; CAFFRES.
La Nouvelle-IJltakou, chez les Barolongs, et Thaba-Bossiou,capitale des Bassoulos, sont dans ce cas.
Les Marimos, ou Béchuanas cannibales, tendent des filetsde tresses de joncs pour surprendre le voyageur. Dans leurargot ils appellent leurs captures du gibier-, un homme, unélan; des esclaves, des bœufs; les femmes, des vaches; lesenfaris, des agneaux. Ils cuisent la chair de leurs victimesdans des vases ou la font griller sur des charbons. Friandsde chair humaine, ils rejettent tout ce qui est maigre ets’attachent de préférence à la chair des enfans. A défautd’autres victimes, ils mangent leurs femmes et leurs enfans.
2. Les Cajfres, proprement dits, forment de nombreusestribus qui savent travailler le fer et le cuivre.
Les Amalèmos, ou Caffres anthropophages, plus cruels queles Marimos, font échange de leurs parens pour les dévorer.Ils engraissent dans le même but des vieillards maigres.
La tribu des Zoulas ou Malcbélés , répandue dans lesmontagnes au N. et à l’O. de Port-Natal , tenait dans laterreur tous les autres noirs et avait même contraint lesPortugais à reculer vers le nord. Leurs inhosis, ou souve-rains , étaient les tyrans les plus féroces et les plus sangui-naires que l’on pût rencontrer d’un bout de l’Afrique àl’autre. Ayant attaqué les bours de Port-Natal et fait périrleur ambassadeur, ceux-ci taillèrent en pièces les Zoulas,en 1842, brûlèrent leur capitale, et contraignirent les débrisde la nation à fuir vers le nord. Avant ce* revers, les Zoulasavaient 26 régimens aguerris d’environ 1,000 hommeschacun ; la guerre et le carnage étaient leurs occupationsfavorites. La victoire des bours délivre l’Afrique méridionale du plus terrible fléau dont elle ait eu à souffrir depuis vingtans.
Plus au nord, les Caffres sont tout-à-fait inconnus; etl’empire du ftlonomolapa, au S. du Zambèze , est démem-bré depuis long-temps. On ignore même à qui appartient lepays de Mamca, le plus riche en or de toute l’Afrique .
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