EUROPE . - HAUTE-ECHOPE. - ITALIE .
Tous les autres golfes, ceux de Venise , de Ibncnne eideManfredonia sur l’Adriatique ; de Gaète , de Naples , d eSalenusur la côte occidentale , ont une étendue médiocre. Celuide Gènes est plus large que profond. On compare l’Italie àune botte dont la Calabre est le pied, la Terre d’Olranlele talon, la petite saillie formée par le mont Gargano l’épe-ron et la côte d’Ancône le gras de jambe.
L’Italie comprend la plaine basse du Pô et VApennin.
De Trieste et de Rimini , la plaine du Pô pénètre commeun golfe entre les Alpes et l’Apennin , comprenait le Pii-mont a l’O., la Lombardie au centre, et, à l’E., lesMarehesdeVenise et de Ravenne , qui enveloppent en demi-cercle lenord de l’Adriatique . Tout ce bassin est légèrement inclinédu Piémont à la mer ( 800 p. de pente sur 100 lieues depays ) ainsi que des Alpes et de l’Apennin vers le Pô où cesmontagnes versent une multitude de rivières.
Le Piémont et la Lombardie possèdent le sol le plus pro-ductif de l’Europe ; des canaux d’irrigation eide navigationcontribuent, avec les rivières, à y répandre le mouvementet la vie. Eu Lombardie , une terre végétale épaisse couvrela plaine, parce que les rivières des Alpes , clarifiées clans lelac Majeur (Ltii/o Maijrjiore ) et dans ceux de Corne, d’Iseodde Garde ( Guurda ) ne charrient pas, sauf dans les grande)eaux. Partout ailleurs , les torrens répandent sur la plainedes pierres et de la terre, et leurs eaux sauvages changeâtfréquemment de cours.
Le long du Pô , et de plusieurs autres rivières, la plaine,transformée en vastes et monotones rizières, est coupee etcarrés presque égaux par une multitude de canaux et dedi-gués; le jeu des écluses permet de les inonder ou de I 0mettre a sec; ce n’est, à perte de vue, que champs noyés onprairies humides dont l’atmosphère pestilentielle contraintl'homme de se tenir à l’écart. Les rizières sont bannies d*voisinage des villes ; presque toujours désertes, elles n’offrent146