ELROrE. — HAUTE-EUROPE. — PENINSULE IBERIQUE .
La Corse est remplie par un massif de montagnes dont lastructure rappelle entièrement celle des Alpes . On y remar-que le Monte d’Oro de 8,170 p. et le Monte Rotondo, de8,300 p. Une plaine étroite suit la côte orientale.
La Sardaigne, quoique montagneuse aussi, possède plusde plaines que la Corse. L’influence océanique la rendmoins chaude que les parties de l’Italie ou de l’Espagne si-tuées sous la même latitude. — Le mont Genargento , versla côte orientale, a 3,650 p.
Péninsule Ibérique ou Péninsule Espagnole.
Cette presqu’île, la seconde de l’Europe par son étendue,porte les noms de Péninsule Ibérique, de presqu’île des Pyré-nées ; on l’appelle tout court Y Espagne ou la Péninsule . C’estune masse épaisse, carrée, peu entamée par la mer. On peuty nommer les golfes de Valence sur la Méditerranée et deCadix sur l’Atlantique; en Galice , de petits golfes pareilsaux fiords de la Norvège. Le golfe de Biscaye appartient ala France comme à l’Espagne . Les caps Orlégal et Finislemau N.-O; La Rocca et St. Vincent au S.-O. ; Trafalgar etTariffa au S. ; Gata, Palos , St. Martin et Creuss sur la Médi-terranée, forment les principales saillies de la côte.
Située à l’extrémité de l’Europe la plus éloignée de l’A-sie mais la plus voisine de l’Afrique , séparée du continentpar les Pyrénées, la péninsule Ibérique a une position équi-voque entre l’Europe et l’Afrique dont elle a longtempsporté le joug. Africaine d’ailleurs par ses plateaux et sa na-ture, c’est une Barbarie en-deçà du détroit.
Si l’Océan montait à 300 p. au-dessus de son niveau ac-tuel , l’Espagne serait une île , et Toulouse, le Calais d’uneManche nouvelle. La mer, couvrant les plaines de l’Ebre etdu Guadalquivir devenues des golfes, il resterait hors del’eau la niasse centrale de la péninsule ou le plateau des Cas-tilles ; et, aux extrémités, comme des presqu’îles, les Py re 'nées et la Sierra Nevada.