Belgique , la Prusse Rhénane , près de 190 millions de quin-taux. La France centrale vient ensuite et les autres pays del’Europe suivent de plus loin. —Les monts des Asturies ontde vastes dépôts de houille.
Tourbe. Les pays marécageux abondent en tourbe, liNeerlande, le Hanovre , la plaine Germanique et la Hongrie en fournissent énormément, ainsi que les bogs ou marais del’Irlande .
Soufre. La Sicile et les environs de Naples fournissent metrès-grande quantité de soufre. L’Angleterre seule en tire delà jusqu’à 300,000 quintaux.
Sel. — Le sel de cuisine, dont l’Europe est approvision-née , provient ou de mines de sel gemme, ou de sourcessalées, ou de l’évaporation de l’eau de la mer.
D’immenses dépôts de sel gemme suivent les Carpathesde Cracovie jusqu’en Valachie , et d’autres rognent sur leversant européen de l’Oural . Les Alpes Orientales en con-tiennent beaucoup ; dans les Alpes Suisses on l’exploite 1Bex . On en trouve dans les Vosges , dans la Forêt-Noire,vers le Harz , et en Angleterre. Les dépôts de sel de la Cata logne , de l’Aragon et de l’Andalousie sont extrêmementriches.
Outre les Salados ou rivières salées de l’Aragon et del’Andalousie , on exploite de riches sources dans le Jura , dansles Vosges et en général dans le voisinage des mines de sel.
La plus grande partie du sel consommé en Europe s’ob-tient par l’évaporation des eaux de la mer. Les lagunes delàRussie Méridionale déposent chaque été une couche de selqui va jusqu’à un pied d’épaisseur. On en fait des meulesenplein air, d’où l’on transporte le sel à l’intérieur selon le 1 !besoins de la consommation. Il existe de très-vastes maraissalans en Sicile , en Italie , en Portugal , en France et dansles îles Britanniques . Le long de la Manche, où la chalemdu soleil ne suffit pas pour évaporer toute l’eau des maraissalans, on achève la cristallisation dans des chaudières. Surla mer Blanche , le froid enlève une grande partie de l'®" 1(68