EUROPE . — PEUPLES SLAVES J EMPIRE RUSSE.
l’un des plus beaux monumens de l’architecture moderne.St.-Pétersbourg réunit une grande variété d’établissemenslittéraires et scientifiques, tels que l’académie des sciences ,l’université, des bibliothèques, des musées. Elle est à la foisla résidence du souverain et la première place de l’empire.On y voit des manufactures de tout genre; le luxe delàcour soutient celles de haute-lice, de bronzes dorés, de por-celaine et de glaces. Les suifs et les fourrures, le chanvre,lebléy trouvent un débouché fort important. En 1750, Péters-bourg comptait 80,000 habitans et, en 1800 , 220,000;aujourd’hui il y en a près de 500,000. Il s’y trouve environ45,000 nobles, 60,000 bourgeois, 50,000 militaires, 240,000serfs, dont près de la moitié sont des domestiques, et desétrangers de toutes nations, entre autres 50,000 Allemands.
Le marché glacé peut être rangé parmi les singularités lesplus frappantes de Pétersbourg . Qu’on se représente d’é-normes pyramides formées de corps d’animaux entassésles uns sur les autres. Ce sont des bœufs, des moutons, descochons , des poules , des poissons que le froid a durciscomme des pierres.
Kronstadt, dans une île, en face de Pétersbourg , dont elledéfend l’approche, possède deux ports de guerre et an portmarchand avec des chantiers, des doejn^ de? arsenaux etdes fortifications ; 54,000 habitans.
On voit plusieurs châteaux de la famille fmpériale aquelque distance de Pétersbourg , entre autres •: Pétcrhojet Oranietibaum, vers la rive méridionale du golfe de Fin-lande, et Czarskoé-Sclo, à 7 lieues au S. de la capitale, d’oul’on s’y rend par un chemin de fer.
Des trois provinces allemandes, savoir l’Ëslhonie, la Li-vonie et la Courlande , les deux premières ont été conqui-ses sur les Suédois en 1710 par Pierre le Grand , et la der-nière a été démembrée de la Pologne . Les Allemands, apresles avoir possédées plusieurs siècles, composent encoreaujourd’hui la noblesse du pays et la bourgeoisie des villes.Les campagnes conservent les restes des Esthons, des206