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Tome second.
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EUROPE . - PEUPLES GERMANIQUES J GRANDE-BRETAGNE.

1,650,000; Middlesex 1,630,000. Dans 24 autres, la popu-lation varie de 200 à 600 mille ; dans 10 comtés, de 100 j200 mille ; il ny en a que trois elle natteigne pas 60,00(1âmes; ce sont : Huntingdon , VVeslmoreland et llutland,LAngleterre, qui possède à elle seule plus de la moilitde la population des trois royaumes, est, à tous égards, lecentre de la monarchie. Cest en elle que lon voit concen-trée cette puissance politique, industrielle et commerciiledont nous avons parlé. La diagonale tirée de Plymouth i ilHull, sur lHumber, sépare au S.-E., la partie essentielle-1ment agricole du pays, de celle du N.-O. les métaux abon- ?dent et règne lindustrie. I

Les deux origines des Anglais se lisent sur leur pbysio- Inomie. « Des Normands descendent les hauts perso mu-« ges; les hommes de basse condition sont fils des Saxons.»La noblesse a une taille svelte et élevée ; les gens du peu-ple sont plutôt courts et enclins à lembonpoint. Les An­ glais ont une constitution robuste quils entretiennent enprenant beaucoup dexercice, surtout à cheval. Ils sur-passent en intelligence la plupart des autres peuples : per-sonne ne sait aussi bien queux calculer toutes les chancesdune entreprise. Ils ont à un haut degré le calme nécessairepour mûrir un projet et la persévérance pour le réaliser.LAllemand peut réfléchir long-temps sans agir; le Fran­ çais , agir avant davoir réfléchi ; lAnglais pense avec autantde maturité et plus dintelligence pratique que lAllemand,et agit sans précipitation elavee plus de suite que le Français .Il est ponctuel et probe; sa parole a le poids dun engagementécrit. 11 parle peu. Toutes ses actions découlent de ses prin-cipes, quels quilssoient ; linconséquence est loin dêtre cbeilui aussi commune quailleurs. Ses relations avec lemondientier contribuent singulièrement à le rendre intelligentdjentreprenant. On lui reproche, un égoïsme proverbial, etkprix excessif quil attache à la richesse. Ailleurs, la pau-vreté est un malheur; lAnglais la traite presque commentvice. On dit dun homme quil vaut tant de livres, mesn500