XXIV
RAPPORT.
consiste à chercher l’azimut du plan dans lequell’aiguille d’inclinaison prend la direction de laverticale. C’est à Moka que M. Rochet d’Héricourta commencé à éprouver les inconvénients de cetteméthode, et il est fâcheux qu’il n’ait pas songéà se servir d’une aiguille suspendue horizontale-ment pour placer le limbe de la boussole d’incli-naison dans une direction convenable. Heureuse-ment qu’une erreur de quelques degrés dansl’appréciation de cette direction a peu d’influencesur le résultat dans les lieux où l’inclinaison esttrès-petite.
« Les inclinaisons consignées dans les manu-scrits de M. Rochet d’Héricourt n’étaient accompa-gnées d’aucun signe propre à en faire connaître legenre de dénomination. Pour remédier à cetteomission, nous avons dû recourir aux souvenirsde l’observateur, et nous croyons avoir obtenu, parce moyen, la certitude que l’extrémité nord del’aiguille plongeait sous l’horizon à Gaubâde, tandisqu’elle se maintenait au-dessus de ce plan à Ango-lola et à Angobar. On peut donc admettre, ainsique cela se trouve d’ailleurs justifié par l’ensemblede toutes les observations, que l’équateur magnéti-que passe aujourd’hui au sud de Gaubâde et au norddes deux stations.