RAPPORT.
XXXIX
tance en distance, ont superposé leurs cônes sur lesterrains anciens : quelquefois ces cônes atteignentune assez grande hauteur et embrassent une vasteétendue, comme à Angobar et aux environs d’An-golola.
« La montagne qui domine Angobar, capitale duChoa , et sur la pente de laquelle cette ville est bâtie,• est, d’après le dessin donné par M. Rochet d’Héri-court, un vaste cône de soulèvement; le trachyte enforme la masse, et le basalte en recouvre les pentes.
« A 14 lieues environ d’Angolola, le plateau dePétas offre une vallée de déchirements des mieux ca-ractérisés ; sa profondeur est, d’après la mesure ba-rométrique de M. Rochet d’Héricourt, de 1,254 m ,8 ;elle coupe le plateau de Choa à la manière des fentesabruptes que l’on observe dans le Jura ou dans lescanses des Cévennes, dans lesquels quelquefois lepassage d’une vallée de 200 à 300 mètres de largeurexige deux heures de marche, par la sinuosité deschemins pratiqués sur leurs parois presque verti-cales. La vallée de Pétas a successivement traverséle basalte et le trachyte, et s’est prolongée jusque dansle terrain de granit : dans quelques parties de soncours, on remarque, à la séparation du granit et desroches de trachyte, un grès ferrugineux-rougeâtre,tantôt solide et à cassure luisante, tantôt friable.