LE CHOA.
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de votre influence pour faire donner l’ordre de nouslaisser passer à la frontière ; mais il paraît qu’on aarrêté la lettre de même qu’on l’a fait de nos personnes,et nous envoyons un deuxième messager qui sera peut-être plus heureux ou mieux disposé que le premier.J’ai eu le plaisir de vous rencontrer à Alexandrie , etvous n’êtes pas sans avoir entendu parler du docteurPetit. Nous sommes venus tous deux pour achever nostravaux en passant au Clioa sans y séjourner : veuillezdonc être notre interprète et faire savoir à Sahlé-Sallassi que, dans le temps, il nous avait écrit, en nousengageant à venir, par l’entremise du messager Joanne( Indien que vous connaissez peut-être). Maintenantnous avons fait une longue route et sommes maladesl’un et l’autre; les pays que nous avons laissés derrièrenous sont en guerre ; il nous serait pénible de partiravec nos nombreux bagages scientifiques sans avoirau moins quelques jours pour nous reposer. Nouscomptons donc sur votre amitié et votre qualité decompatriote.
« C. F. Lefebvre,
« lieutenant de vaisseau de la marine française. »
J’étais encore très-faible lorsque je reçus ces lettres ;et Sahlé—Sallassi était àAngolola, où il préparait unegrande expédition contre les Gallas de l’ouest. Cepen-