r.A GUERRE AUX GALLAS.
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quel ils m’attendaient. J’étais à peine en face d’eux ,que deux des cavaliers me jetèrent leurs lances : l’unes’abattit aux pieds de mon cheval ; l’autre m’auraitatteint si je ne l’euss.e amortie d’un coup de sabre etsi le fer n’était pas venu s’émousser sur la poignée dema lame. Je me jetai sur un de ces cavaliers, et j’é-tais prêt à le sabrer avant qu’il eût eu le temps defuir : il me demanda merci et m’appela kophta ( sonmaître ) ; je lui fis mettre pied à terre, et son chevalcourut rejoindre les autres Gallas, qui s’étaient en-fuis au galop. Les Gallas à pied se rendirent tout desuite sans résistance.
Lorsque Thirfé me vit reparaître amenant troisGallas prisonniers, il fut stupéfait d’admiration : ilallait entonner un chant de triomphe, mais je lui im-posai silence. Nous nous remîmes en route en noushâtant pour arriver au camp avant la nuit. Le coura-geux Thirfé m’adressa en chemin une pressanteprière : « Je serais trop heureux, me dit - il, si jepouvais présenter au roi un de ces Gallas comme monprisonnier, cela me ferait un grand honneur auprèsdes guerriers. — Choisis celui que tu voudras, luidis-je; mais tu me le rendras dans quelques jours.» —Thirfé prit sans hésitation le Galla qui m’avait jeté salance et qui était aussi le père du petit enfant quenous avions vu sur la butte. Il était six heures du