LA GUERRE AUX GALLAS.
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obstrué pur des décombres. Le temps, en dégradantles roches, a ouvert une fissure par laquelle on entredans une grotte creusée de main d’homme, et à la-quelle le souterrain maintenant fermé devait autre-fois conduire. La grotte est partagée en deux pièceséclairées par des lucarnes percées dans le roc. Unesorte de banc de pierre est taillé au fond de ceschambres, et servait probablement de siège aux hôtesde cette mystérieuse retraite. Des piliers carrés , quis’élargissent au sommet et à la base, soutiennent lesvoûtes ; un filet est sculpté à la demi-hauteur de cescolonnes. Tout a été taillé dans le même roc; d’ail-leurs aucune inscription ne peut mettre sur la voie dela date et de la destination de cette constructionétrange. Au midi de la grotte, à 200 mètres de dis-tance , on voit encore les fondements d’un édificequi devait couvrir une vaste superficie, et dont lagrotte était sans doute une annexe. Salilé—Sallassi medemanda ce que je pensais de ce monument : je luidis que je croyais qu’il devait avoir servi à des ritesreligieux, et qu’il avait été creusé sans doute autemps où le christianisme fut introduit en Abyssinie ;c’était aussi l’opinion du roi, et il me dit que lesprêtres qui l’avaient visité lui attribuaient la mêmeorigine.
Nous allâmes camper ce jour-là encore sur le terri-