LA GUERRE AUX GALLAS.
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tribu et les gouverneurs de province près du terri-toire desquels nous passions s’en détachaient chaquejour avec le contingent de cavaliers qu’ils avaientamenés. L’armée se dispersa tout entière après notrearrivée à Angolola. Le roi entra dans sa seconde ca-pitale avec la même solennité qui avait accompagnéson départ. Le clergé vint en procession au - devantde lui pour le bénir et absoudre l’armée des crimesqu’elle venait de commettre dans la guerre contre lesinfidèles.
Je reçus à mon arrivée une lettre de M. Antoined’Abbadie , qui résidait alors à Gondar : elle me futremise par un Allemand qui était venu dans le nordde l’Abyssinie , il y a plusieurs années, à la suite deM. Rüppell, en qualité de chasseur naturaliste. Leroi sut que j’avais reçu un message , il me demandade qui il était. Je lui dis qu’il m’était envoyé parM. d’Abbadie l’aîné, le savant, qui étudiait à Gon-dar, environné des plus vieux manuscrits éthiopiens,l’histoire et la littérature de l’Abyssinie ; le frère deM. d’Abbadie, le guerrier qui réside dans le Kod-jeam, près du chef Berou-Goutchio, et dont la ré-putation de bravoure s’est étendue jusque dans leChoa .
Sahlé-Sallassi se rendit bientôt à Angobar : M. Le-febvre et M. Petit, qui était revenu de Tégoulet, le