MOEURS.—GOUVERNEMENT.— RELIGION. 255
« viennent exactement au génie de Sahlé-Sallassi,« conduiront, j’en suis convaincu , à une révolution« imprévue dans les rapports politiques des divers pe-« tits royaumes qui divisent aujourd’hui l’Abyssinie.« On n’a pas d’idée, chez nous, de l’habileté avec la-« quelle les intrigues françaises sont dirigées aujour-« d’hui dans un des pays les plus riches qu’il y ait sur« la face de la terre, et qui donne dans ses limites« toutes les productions précieuses de la zone tempérée« et de la zone torride (1). » Malgré ce qu’il y a demalveillant dans l’intention de ces paroles, je voudraisbien qu’elles fussent plus vraies encore pour la placequ’elles m’assignent dans la confiance de Sahlé-Sal-lassi ; je voudrais bien avoir pu acquérir assez d’in-fluence sur ce souverain pour que, le jour où des liensplus fructueux rattacheront l’Abyssinie et l’Afrique orientale à l’Occident et à l’Europe , une faible partdu mérite de cet heureux rapprochement pût m’êtreattribuée.
(1) Travels in Southern Àbyssinia, etc., by Charles John-ston, t. II, p. 318, 319.