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LE RETOUR.
tagnes coniques qui marquent les étages de la ramperapide par laquelle on monte des plaines du paysdes Adels au plateau du Choa . Aleyou-Amba occupeun des premiers gradins du plateau, au milieu d’unpaysage pittoresque et au confluent de deux ruis-seaux. Placé près de la frontière orientale du Choa ,le marché d’Aleyou-Amba est le point d’intersectiondes routes commerciales de cette partie de l’Afrique .C’est là que se rendent les produits de l’intérieur,le café, les pièces de coton, le tabac, les esclavesque les marchands de Toujourra , de Zeyla et d’Har-rar vont porter sur les côtes de l’océan Indien ; c’estlà que les verroteries, les cotonnades, les soieries quiarrivent de la mer Rouge ou de l’Inde viennent setroquer contre les productions du pays. Un jour dela semaine, le vendredi, est consacré à ces trans-actions. Ce jour-là les trafiquants étalent leurs mar-chandises sur une espèce de place au centre delaquelle s’élève un acacia : on dirait une foire de nosvillages.
C’est surtout à Aleyou-Amba que sont mises encirculation les pièces de sel qui servent de mon-naie dans le Choa ; elles sont taillées en ellipseallongée, longues de 4 à 5 pouces et de 1 pouced’épaisseur : ces pièces de sel ont dans le pays lenom d 'amoulehs. A Aleyou-Amba, 20 amoulebs ont