INTRODUCTION.
Née sur le sol de la France , la Paléontologie doit une célébrité méritéeaux savantes recherches des Cuvier et des Brongniart. Dès que leurs tra-vaux parurent, cessant d’être de simples objets de curiosité, les restesd’animaux fossiles enfouis dans les couches terrestres devinrent lesmédailles de l’histoire de notre planète. La comparaison rigoureuse quefit Georges Cuvier des animaux vertébrés fossiles avec les animaux ac-tuellement existants, vint en elfet jeter un jour tout nouveau sur les der-nières phases de l’animalisation du globe. En ouvrant un champ sanslimites à l’observation , cet important résultat fit entrevoir où pour-rait conduire l’étude positive de l’ensemble des êtres répartis en si grandnombre dans les étages qui se sont succédé à toutes les époques géolo-giques.
Les nombreux travaux paléontologiques qui suivirent, ont sansdoute leur utilité, mais rédigés par des hommes qui n’avaient pastoujours des connaissances zoologiques et géologiques assez positives,ils présentent souvent des erreurs et les opinions les plus contradic-toires. Signalées avec juste raison par quelques géologues, ces contra-dictions nous ont engagé à publier, sous le titre de Paléontologiefrançaise, la série des faits bien constatés que nous ont permis de ras-
* Nous nous sommes adjoint, comme collaborateur, M. Hugaud, vice-secrétaire de iaSociété Géologique de France , à qui sont familières les études zoologiques, géologiqueset minéralogiques.
M. Hugard a rassemblé pour nous les matériaux concernant les animaux vertébréset annelés ; il nous a également fourni des notes sur les questions minéralogiques etchimiques des généralités préliminaires.
Qu’il nous soit permis de lui en témoigner ici toute notre reconnaissance.
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