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[Premier volume et second volume, fascicule I.]
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011A1*. 111. - SÉDIMENTS TERRESTRES.

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quelques autres sont fluviatiles ; et tels Cerilhium dêtre lluviatiles, quoi-i|ue les autres espèces du genre soient marines.

Quelques auteurs, par système préconçu, ont prétendu que si les mol-lusques lluviatiles ne peuvent pas vivre dans leau salée, par suite dunpassage brusque, il peut en être autrement de leurs œufs, et quainsi lesespèces sont susceptibles de se modifier,en passant graduellement de leaudouce à leau salée, et de donner des coquilles striées de lisses quellesétaient. Ces suppositions, qui ne sont pas le fruit de lexpérience, maisquont fait établir des observations géologiques peut-être trop superficiel-les, se trouvent en contradiction complète avec la nature. Nous avons ditque, dans le golfe de Luçon (§ 86), il sopérait, tous les ans, des atterrisse-ments considérables sur le littoral maritime. On peut y voir, en ell'et, ren-fermés par des digues qui ne laissent plus pénétrer les eaux delà mer, unelargeur souvent de dix à douze kilomètres pris sur les limites anciennesde lOcéan. Si les œufs des mollusques lluviatiles avaient pu vivre dansun mélange deau douce et deau salée, ils avaient sur ce point tous leséléments de propagation; car ils sont, par gradation insensible, transpor-tés depuis les eaux les plus douces, jusquà leau saumâtre, au moyen deces milliers de petits canaux pratiqués pour lécoulement très-lent deseaux vers les écluses des digues. Eh bien! non-seulement les coquillesdeau douce ne se mêlent pas, mais encore, entre la digue la plus rappro-chée de la mer et le premier point les coquilles lluviatiles commen-cent à vivre, il y a une bande de trois à quatre kilomètres de largeur,nexiste aucune coquille. Pourtant, même au goût, on ne trouve aucunesaveur saline aux eaux remplies de plantes aquatiques, nayant pascommuniqué avec la mer depuis presque un siècle, et ne pouvant avoirdautre salure que celle transmise parle sol. Il est même remarquable devoir dans ces eaux, les mollusques fluviatiles ne sauraient pas encorevivre, des grenouilles, et jusquà quelques poissons deau douce, quiprobablement sont moins sensibles au mélange presque nul des eaux.11 faut donc encore renoncer à ce beau système de mélange, sur lequelont, tout de suite, été établies plusieurs théories directement opposéesaux faits. Nous avons cité le golfe de Luçon , tout le monde peut allervérifier notre assertion ; mais nous pourrions encore citer cent autrespoints dEurope et dailleurs, nous avons pu, sur une vaste échelle,observer les limites tranchées qui existent partout entre les coquilles llu-viatiles et les coquilles marines.

Dans les fleuves, suivant la pente et la valeur des marées locales, ilva une surface plus ou moins grande il nexiste aucune coquille flu-viatile ni marine. Dans la Seine , cette limite est comprise entre llouen etle Havre, ou sur près de cent kilomètres de circuit ; dans la Loire, cestdepuis le Pellerin jusquà la pointe Sainl-Gildas, ou sur près de trente