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CHAI’. IV. - QUATORZIÈME ÉTAGE : CORALLIEN.
Chaudon, à Sisteron , à Chàteauneuf de Châbre, etc., etc. 11 s'est doncpassé sur ces points, à la fin de l’étage corallien, un mouvement géolo-gique qui a empêché de se déposer les étages jurassiques suivanls, concor-dant partout ailleurs dans les bassins anglo-parisien et pyrénéen. Nouspourrions d’autant plus le croire que, partout où c’est l’étage néocomienqui repose sur les terrains jurassiques, les couches sont en stratifica-tions concordantes, comme sur tous les points cités (ht Malle exceptée).Cette concordance excluant tout grand mouvement dans les Alpes , du-rant la période jurassique, on doit, peut-être, l’attribuer à une simplesurélévation de cette partie, entre la fin de l’étage corallien et les pre-miers dépôts néocomicns.
§ 2009. Composition minéralogique. Ces formes sous lesquelles semontrent les couches coralliennes sont au nombre de trois principales ■I,a plus répandue, est un calcaire marneux blanc, jaunâtre ou gris, encouches formées de petits lianes, comme dans l'Yonne , à Tonnerre; dansla Charente-Inférieure , près de la Rochelle ; à Reauvoir TDeux-Sèvresl.Une autre forme, non moins commune, es! celle qui lui a valu le nomde corallien, de Coral-Rag, lorsqu’elle est composée de nombreux débrisde polypiers entiers ou roulés, ou même de masses énormes de polypiersen place, soit dans un calcaire blanc, soit dans un calcaire gris, comme àPuisieux, à Sanlce-aux- Bois (Ardennes ), à Saint-Mibiel (Meuse ) ; à Ton-nerre, àChàtcl-Cenroir, à Sainlpuils(Yonrie) ; à Clamecy (Nièvre ) ; à Trou-ville, à Benneville (Calvados ); à la Ferté Bernard, â Écommoy (Sarlhe);àLoix,(îlede Ré) ; à la pointe du Ché, à Angonlin, près de la Rochelle ;dans la dolomie, au-dessus de Grasse (Var ), à Oyonnax (Ain ', etc. I.a troisième forme minéralogique est toute oolithique, calcaire et blanche,comme à Saulce-aux-Bois, à Novion (Ardennes ), dans certaines couchesinférieures à Tonnerre (Yonne ), à Saint-Corne (Sai llie). Une quatrième,pins rare, c’est la forme de grès quartzeux, qn’on reconnaît à Henquc-vilie, à Lisieux (Calvados ), où ces grès servent à paver. Sur quelquespoints du versant occidental des Alpes , comme au-dessus de Grasse etailleurs, les couches coralliennes sont plus ou moins dolomilisées. Lescalcaires compactes, où l’on distingue bien les polypiers, passent à desmarbres veinés de blanc et de rouge, qui, quelquefois, ont été ex-ploités.
Les couches coralliennes, si variables sur des points éloignés, ne sontpas moins différentes sur des lieux très-rapprochés. A Trouville même,au-dessus du Bourg, les dernières couches oolithiques de l’élage oxfordiend’un calcaire oolithique bleu, sont recouvertes par un calcaire argileuxjaune, non oolithique, pétri de polypiers, qui, sans changer de niveau,passe, en marchant à l’est, à l’état de grès siliceux avec ou sanspolypiers, au-dessous de Henqueville et jusqu’aux dernières limites de
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II.