f>4> QUATRIÈME PARTIE. — SUCCESSION CHRONOLOGIQUE.
l’étage près de Villervilie. Dans le bassin pyrénéen , à Marsilly, à Beau-voir, ce sont des couches de calcaires argileux blancs, qui recouvrent lesargiles grises ou noirâtres de l’étage oxfordien, et qui, après avoir montréune immense puissance de bancs alternatifs, avec ou sans fossiles, plusargileux ou plus durs, sont recouverts, aux parties supérieures, surquelques points seulement, par les bancs de polypiers d’Angoulin. 11 enest de même dans l’Yonne . Ainsi les bancs de polypiers ne seraient, dansces lieux et dans beaucoup d’autres, que des dépôls purement locaux,que nous chercherons à expliquer aux déductions ; mais, en attendant,nous ne croyons pas que les seuls caractères minéralogiques et strati-graphiques des couches puissent, sans le secours des restes organisésqu’elles renferment, donner aucun résultat général pour les limites su-périeures ou inférieures de l’étage corallien, et même pour les caractèresdistinctifs des autres étages, tandis qu’avec les caraclères paléontolo-giques de l’étage, la stratification offre partout une concordance par-faite.
§ 2070- Puissance connue. En mesurant toutes les couches quiplongent légèrement au sud-ouest, dans la Charente-Inférieure , de Mar-silly jusqu’à Angoulin, on arrive à croire que l’ensemble n’a pas moinsde 200 à 300 mètres de puissance.
§ 207. Déductions tirées de la nature des sédiments et desfossiles. Considérées sous le point de vue de leur application, les causesactuelles nous font retrouver, dans les couches locales de l’étage coral-lien, les côtes tranquilles, les côtes battues de la vague, des mers alter-nativement calmes et agitées, traversées par des courants sous-marins,ou recelant des récifs de coraux, comme les mers d’aujourd’hui. Par-courons un instant, pour le démontrer, les anciennes mers jurassiquesde cette époque.
§ 2072. Points littoraux des mers. Peut-être les anciennes côtesont-elles été enlevées par des dénudations postérieures; toujours est-ilque les coquilles flouantes de Céphalopodes sont très-rares dans cetétage, et nous donnent peu de dépôts riverains faits au niveau supé-rieur des marées. Sous ce rapport, nous ne pouvons citer que Dompierre,la Belle-Croix, Marsilly, près de la Rochelle . (Charente-Inférieure ), etBeauvoir (Deux-Sèvres ). Les points littoraux donnés par les bois fossileset les plantes se voient à Verdun (Meuse ). Les points littoraux donnéspar les coquilles roulées, existent près de Saint-Mihiel (Meuse ) ; près deChâtel-Censoir , dans quelques-unes des couches de Saintpuits, dans lescouches supérieures de Tonnerre v Yonne), de Saint-Côme (Sarthe ), de laRoche-de- Bonneville, près de Clamecy (Nièvre ), elc. Un des plus beauxtypes des côtes tranquilles se voit à Beauvoir, à Dompierre ; là, de grossesAmmonites ont été jetées par intervalles sur les sédimenls les plus