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Dans les mêmes insectes, les élytres sont presque tronquées ou obtu-sèment arrondies à l'extrémité ; chez les autres, elles protègent pluscomplètement le dos de l’abdomen. La partie inférieure du corps estsurtout importante à étudier , car elle donne l’indication du rôle plusou moins pénible qu’ont à remplir ces petits animaux et fournit descaractères, généralement trop négligés , qui permettent de les diviserd’une manière très-naturelle. Chez les insectes de la première branche,leshanches des quatre pieds antérieurs compriment les parties sternales;chez ceux de la seconde, au contraire , elles leur permettent de se dé-\elopper en toute liberté. Dans ceux-là , le prosternum offre la figured’une sorte de triangle plus ou moins allongé ; le mésosternum prendla forme d’une lame tantôt moins étroite dans son milieu qu’à ses ex-trémités, tantôt d’une épaisseur à peu près égale , avec la partie an-térieure soit terminée en fer de flèche, soit dégagée de tout accessoire;le mésoslernum se dilate en espèce de plaque, en général anguleuseou tronquée à sa partie antérieure , ou plus rarement allongée enforme de quille entre les pieds intermédiaires. Chez ceux-ci, le pro-sternum est en espèce de losange ou de pentagone irrégulier, entailléà sa partie postérieure de manière à recevoir l’angle de devant du mé-sosternum qui représente un pentagonemoins long que large. Le ventrea cinq segments apparents , dont le premier généralement caréné ouchargé d’une ligne élevée offre une surface plus étendue , mais sou-vent en partie cachée sous les hanches postérieures. Les cuisses sontfortes. Les jambes, en général comprimées et élargies de la base à l’ex-trémité , s’éloignent moins sensiblement de la forme tubuleuse , chezquelques espèces dont le système de progression est moins pénible.Les jambes sont dentelées sur leur tranche ouj munies d’épines tantôtcourtes et assez régulièrement disposées, tantôt longues et divergentes ,les antérieures toujours plus spécialement chargées de frayer à cesanimaux une voie souterraine sont habituellement plus larges , sou-vent arquées sur leur arête externe et munies, chez les Megasternes,d’un dente forte et tranchante.
Les Sphéridiens, sous le rapport des formes et même des habitudes,se lientd’une manière naturelle aux Palpicornes du groupe précédent.Comme ces derniers , les Cyclonotes habitent encore les eaux , où ilsvivent de débris de substances végétales; les autres se nourrissentaussi de matières provenant du même règne , mais pour le plus grandnombre il faut que ces matières soient animalisées, c’est-à-dire aientpassé par le tube digestif de certains mammifères. Quelques autressemblent rechercher diverses substances cryptogamiques en voie dedécomposition.
La plupart de ces insectes ont une robe lugubre , le plus souventsouillée de rouge, ou de rouge livide.