seul cratère (1). Celui qui a donné naissance au mont ap-pelé Rotaro , qui se trouve à la base septentrionale dumont Épomée , entre trois autres bouches volcaniques ,savoir: le Montagnoue, le Fond-de-Ferraro et le montThabor, est le plus remarquable de tous, en ce qu’il offreun caractère de fraîcheur, qui peut le faire comparer auMonte-nuovo qui se forma en 1538 près de Pouzzoles .Le cratère des Cacavelles, situé au nord-ouest de la basede l’Épomée, d’où sortit le grand courant de lave qui aformé le promontoire de Zara , présente également lespreuves les plus manifestes d’une époque récente, en com-paraison des autres bouches ignivomes de l’ile. Tant decratères si bien conservés dans la partie septentrionaled’ischia, démontrent que les feux volcaniques y sont d’u-ne date moins reculée que dans le reste de l’ile, commel’histoire d’ailleurs le confirme. Une nouvelle preuve s’enoffre dans le courant del’Arso, qui sortit en 1301, nonloin du Rotaro. Les éruptions les plus considérables, quiont contribué après celles de l’Épomée à la formationd’ischia, ne sont pas cependant celles qui ont eu lieu dece côté de l’ile, mais bien celles dont les cratères s’obser-vent encore vers le midi et à l’orient. En effet, de cescôtés, à partir du cap de l’Empereur jusqu’à la pointe Pa-rata, indépendamment de l’action des flots de la mer, qui
(i) Voyage dans les Denx-Siciles , t. i, p. 166. Le même auteur esttombé pareillement en erreur quand il a dit que, hors les étuves qui ser-vent aux usages médicinaux, aucun autre endroit de l’îlc d’ischia ne lais-sait dégager de vapeurs. L’existence des fiimeroles de Vico , de Nègre-pont, de Fasauo , des Maroutes etc. contredit, eu effet, suffisammentune semblable assertion.