jusqu’à celle de l’Arso, aucune nouvelle explosion volca-nique n’avait eu lieu à Ischia (1), se fondant principale-ment sur ce que l’auteur des annales du royaume des Deux-Siciles ne fait mention d’aucun événement de cegenre , arrivé dans cette île entre ces deux intervalles( erreur qui a été répétée par tous ceux qui ne se sontpas fait scrupule de copier Andria sans le citer ), il nefaut pas croire que cette contrée passa tout d’un coup del’état de conflagration où elle était, quand les Syracusainsfurent obligés de l’abandonner, à celui de repos, et quejusqu’en 1301 les feux souterrains renfermés dans sonsein la laissèrent tout cet espace de temps sans la tourmen-ter de temps à autre. On lit au contraire dans Julius Ob-séqucns (2), dans Fazello (3), dans Simon Porzio (4) etdans Capaccio (3) que sous le consulat de Sextus JuliusCésar et de L. Marcius Philippus, vers l’an 661 de Rome ,
. Iscliia offrit le spectacle de nouvelles éruptions , qui semontrèrent avec une telle violence qu’elles obligèrent seshabitants de prendre la fuite, comme cela arriva encoresous les régnes de Titus, d’Antonin et de Dioclétien .
La décadence de l’empire des Césars, au commence-ment du cinquième siècle, ayant amené en Italie les Vi-sigoths commandés par Alaric, Ischia dut partager le sortqu’éprouva à cette époque toute la Campanie , dont les
(1) Trat. delîe acq. min. t. n, p. 27.
(2) Prodig, libel. cap. 114.
( 3 ) Istor. di Sieil. lib. p. 6.
(4) De conJlagratione agri Puteolani, p. 5 1.(6) Hist. Neapulit. 1.11, pag. 181.