commandement (l’ischia fut confié, s’étant fait substituerson beau-frère Jean Toreglia, et ce dernier, à la mortd’Alphonse arrivée en 1458, au lieu de reconnaître l’auto-rité de Ferdinand son fils, ayant embrassé le parti de Re-né d’Anjou , petit-fils de Louis adopté par la Reine Jean-ne , l’ile eut à souffrir par cette trahison toutes les dévas-tations qu’entraine après elle la guerre civile. Néan-moins cette rébellion, qui aurait pu durer fort long-temps , à cause de la difficulté où était le Roi Ferdinandde s’emparer par la force du château d’ischia , dans untemps où l’art de la guerre n’était pas encore très avancé,finit bientôt par un accommodement. Jean d’Anjou , filsde René , ayant été obligé en 1463<le sortir du royaume,et le frère de Toreglia ayant été pris à la même époquedans un combat naval qui eut lieu près de l’ile, on négo-cia ; et Toreglia consentit alors, moyennant cinquantemille ducats, à rendre à son Roi légitime l’ile qu’il avaitusurpée, et qui se trouva délivrée, par cette convention,des hostilités dont elle était depuis cinq ans le théâtre etla victime.
Lorsque Charles VIII , Roi de France, vint s’empareren 1495 du royaume des Deux-Siciles , comme héritierde la maison d’Anjou, Alphonse II , qui avait succédé àFerdinand, incapable de se soutenir contre un au$si puis-sant ennemi, ayant renoncé au trône en faveur de sonfils Ferdinand II, ce dernier se retira à Ischia avec sa fa-mille et le peu de troupes qui lui étaient restées fidè-les (1). En 1501, une nouvelle invasion française ayant
(0 C’est dans cette occurrence que la femme d’Alphonse (l’Avalus don-