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forme d’un four; tandis que la seconde appelée Fontana,qui se trouve quelques pas plus à l’occident, est reçuedans un bassin carré* situé au niveau du sol. Un banc desable, d’environ quarante pas de largeur, sépare de la merle lac où elles vont se rendre, et au milieu duquel on voits’élever une cabane bâtie sur un petit îlot composé deblocs de lave. Les constructions, destinées à l’usage desbaigneurs, se composaient encore en 1844 de trois bâti-ments en mauvais état, contenant des réservoirs d’eauminérale, dans lesquels les malades étaient obligés de sebaigner en commun. On n’apprendra pas sans intérêt que,grâce à la sollicitude du prédécesseur de l’intendant ac-tuel de la province de Naples (lé respectable commandeurSancio ) le vœu que je formais dans la première édition decet ouvrage, sur la nécessité d’y élever un établissementcommode et en harmonie avec nos mœurs actuelles, a étéenfin rempli sous la direction du zélé et savant architecteFazzini. D’après une ancienne tradition, l’eau de Fonta-na , au lieu de sourdre dans le site où nous la voyonsaujourd’hui, surgissait autrefois de l’autre côté du chemin,où l’on remarquait encore du temps de Jasolin les ruinesd’un ancien établissement. L’espace compris entre lesbains actuels et le lieu où la grande route , qui mène àCasamicciola et à Foria, cesse de côtoyer les bords du lac,est tellement imprégné de sources thermales , qu’on envoit plusieurs traverser les parois de la muraille qui sou-tient la susdite route. J’ai constaté que le même phéno-mène existait également de l’autre côté des bains, dans levillage du Bagno, lequel est situé au milieu d’une plainepeu élevée au-dessus du niveau de la mer, et où l’on culti-