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Les bains se prennent dans l’établissement qui est prèsdes sources, ou mieux encore dans les maisons particu-lières, où logent les malades. Ordinairement on associeaux bains les douches, qu’on dirige sur toutes les partiesdu corps, où leur emploi peut être utile. On fait précé-der quelquefois leur usage par celui des bains d’eau douce,et l’on mêle aussi fréquemment une certaine quantité decette dernière à l’eau thermale, principalement pour lespersonnes nerveuses, chez lesquelles l’action de l’eauminérale pure produirait trop d’irritation. Après cinq àsix bains, il est assez ordinaire qu’on se sente affaibli, etqu’on perde le sommeil et l’appétit ; mais cet état n’estle plus souvent que passager, surtout lorsqu’on a soind’écouter en pareil cas les conseils d’un médecin, plutôtque de prétendre se traiter soi-même, ou de s’en rap-porter à ces complaisants donneurs d’avis qu’on ne man-que jamais de rencontrer auprès de toutes les fon-
produite au moment dé la chute de l’eau est vive ; on peut la comparerau réveil en sursaut.
On se borne quelquefois à une seule ondée, mais le plus souvent onen prend de trois à dix et quelques malades s’en font administrer jusqu’àcinquante. Chaque ondée d’eau froide doit être suivie d’un arrosementd’eau chaude, avec cette précaution l’on éprouve à peine un instantd’horripilation et de froid.
On use de la douche Écossaise, tantôt par secousses vives et subites,lorsqu’on veut produire une révolution dans l’économie et une perturba-tion dans le système nerveux > tantôt on s’en sert comme moyen propreà. arrêter l’effet énervant des sueurs trop abondantes ; tantôt encorecomme un puissant tonique chez les sujets lymphatiques à tissus lâcheset mous,