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nouvelle route. A l’égard des eaux de la Colala et de laSciatique , dont j’ai déjà fait mention, qui sourdent dansles environs de l’eau de Bagno-fresco, les anciens enlouaient beaucoup l’emploi eu bains, en boisson et enfumigations dans les affections nerveuses, les plaies in-ternes, les maladies auriculaires et pour ramollir les con-gestions lymphatiques. D’Aloysio dit aussi les avoir admi-nistrées avec succès dans les affections pituiteuses de l’ap-pareil vocal. Enfin, j’ajoute que depuis un tempsimmémo-rial, les femmes du pays qui allaitent leursenfants, ont cou-tume , lorsqu’elles s’aperçoivent que la quantité de leurlait diminue, de manger du pain qu’elles ont mis aupara-vant tremper dans les mêmes eaux, assurant que cet usa-ge augmente considérablement chez elles la sécrétion dulait : résultat, comme l’observe ingénieusement le docteurZiccardi, qui a pu donner lieu à l’origine du nom de Si-nigalla (des mots grecs moveo et lac) que porteaussi la dernière de ces eaux. Peut-être pourrait-on, enattendant, tirer encore un parti avantageux de ces eauxpour le lavage des laines, comme cela se voit dans d’au-tres lieux, où deux ou trois lavages de cette nature suffi-sent pour donner aux laines un éclat éblouissant, et sontsurtout favorables à la teinture par les principes alcalinsdont les laines restent imprégnées, en donnant aux cou-leurs plus de fixité et plus de brillant que si elles avaientété préparées sans le secours des eaux thermales.