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qui avait un enfant de dix ans offrant un ictère généralavec engorgement chronique des organes abdominaux,lequel était tombé dans cet état à la suite d’une vivefrayeur, et que j’ai eu le plaisir de revoir quelque tempsaprès en voie de parfaite guérison, grâce à celte eau queje lui avais conseillé de prendre intérieurement, en y joi-gnant les bains d’eau de la même source. Le vulgairecroit que l’eau d’Olmitello a une vertu extraordinairecontre la surdité, lorsqu’on en fait des injections dansl’oreille affectée de cette maladie, mais l’observateur phi-losophe comprend facilement que cette eau n’est avanta-geuse en pareille circonstance, que lorsque cette derniè-re affection est produite par un amas de cérumen durciet accumulé dans le méat auditif ,, et pourrait être égale-ment combattue avec succès avec toute autre eau, capa-ble de dissoudre la matière épaisse qui est cause que lamembrane du tympan est faiblement frappée par les sonsproduits dans l’air, à moins toutefois que la surdité àlaquelle on voudrait remédier ne dépendit d’un sim-ple engorgement chronique des parois du conduit audi-tif, provenant d’otite mal soignée ( 1 ). Voici comment l’au-.
(i) Ayec sa sagacité'ordinaire le docteur Michelange Ztccardi a pensé’avec raison que c’était à cause de cette propriété dans des affections auri-culaires que le nom, d’Olmitello .avait été donné à. cette source, des mots,grecs ooXfAiX syncope de ooXo^svac perdita§, aures , et, stimu-lans. En rendant ce juste tribut à ce digne ami, n’oublions pas, en at-tendant, de dire encore que toutes ces diverses étymologies ont été copiéespar le même frelon scientifique, qui tient maintenant à loyer l’eau deCastiglione, sans que ce dernier ait pourtant jamais daigné nommer l’au-teur auquel il les avait,,,, empruntées ! sic nos non nobis!