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GOUVERNEMENT
gagne à peu près le même avantage sans aucun in-convénient. Ceci suppose, il est vrai, que les suf-frages ne se donnent point par scrutin, mais à hautevoix, afin que la conduite et l’opinion de chaquenonce à la diète soient connues , et qu’il en répondeen son propre et privé nom. Mais cette matière dessuffrages étant une de celles que j’ai discutées avecle plus de soin dans le Contrat social (*), il est su-perflu de me répéter ici.
Quant aux élections, on trouvera peut-être d’a-bord quelque embarras à nommer a la fois danschaque diète tant de sénateurs députés, et en gé-néral aux élections d’un grand nombre sur un plusgrand nombre qui reviendront quelquefois dans leprojet que j’ai à proposer; mais, en recourant pourcet article au scrutin, l’on ôteroit aisément cet em-barras au moyen de cartons imprimés et numérotésqu’on distribueroit aux électeurs la veille de l’élec-tion , et qui contiendroient les noms de tous lescandidats entre lesquels cette élection doit être faite.Le lendemain les électeurs viendroient à la file rap-porter dans une corbeille tous leurs cartons , aprèsavoir marqué, chacun dans le sien, ceux qu’il élitou ceux qu’il exclut, selon l’avis qui seroit en têtedes cartons. Le déchiffrement de ces mêmes car-tons se feroit tout de suite, en présence de l’assem-blée, par le secrétaire de la diète, assisté de deuxautres secrétaires ad actum , nommés sur-le-champpar le maréchal dans le nombre des nonces pré-
(*) Livre iv, cliap. n et iv.