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GOUVERNEMENT
de bataille et sans leur laisser le moment de respi-rer : en un mot, ayez de l’infanterie puisqu’il enfaut, mais ne comptez que sur votre cavelerie,etn’oubliez rien pour inventer un système qui mettetout le sort de la guerre entre ses mains.
C’est un mauvais conseil pour un peuple libre quecelui d’avoir des places fortes; elles ne conviennentpoint au génie polonois, et partout elles deviennenttôt ou tard des nids a tyrans (*). Les places que vouscroirez fortifier contre les Russes , vous les fortifie-rez infailliblement pour eux ; elles deviendront pourvous des entraves dont vous ne vous délivrerezplus.Négligez même les avantages de postes, et ne vousruinez pas en artillerie : ce n’est pas tout cela qui!vous faut. Une invasion brusque est un grand mal-heur, sans doute; mais des chaînes permanentes ensont un beaucoup plus grand. Vous ne ferez jamaisen sorte qu’il soit difficile à vos voisins d’entrer chezvous ; mais vous pouvez faire en sorte qu’il leur soitdifficile d’en sortir impunément, et c’est à quoi vousdevez mettre tous vos soins. Antoine et Crassus entrèrent aisément, mais pour leur malheur, chezles Parthes . Un pays aussi vaste que le vôtre offretoujours a ses habitants des refuges et de grandesressources pour échapper à ses agresseurs. Tout[’art humain ne sauroit empêcher Faction brusquédu fort contre la foible ; mais il peut se ménager
(*) Celte opinion avoit élc de tout temps celle des noble*polonois ; ils ne pouvoient souffrir les villes fortifiées. Fortehlia-, répéloicnt-ils proverbialement, sunt fmna lihrlalis.