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Tome II.
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126 GOUVERNEMENT

venus hommes libres et citoyens, on les enrégimen-teroit, on les exerceroit, et l'on finiroit par avoirune milice vraiment excellente, plus que suffisantepour la défense de l'état.

On pourroit suivre une méthode semblable pourl'anoblissement d’un certain nombre de bourgeois,et même , sans les anoblir, leur destiner certainspostes brillants qu r iis rempliroient seuls à l’exclu-sion des nobles , et cela à l'imitation des Vénitienssi jaloux de leur noblesse , qui néanmoins, outred’autres emplois subalternes , donnent toujours àun citadin la seconde place de l’état, savoir celle degrand-chancelier , sans qu’aucun patricien puissejamais y prétendre. De cette manière , ouvrant à labourgeoisie la porte de la noblesse et des honneurs,on l’attacheroit d’affection à lapatrie et au maintiende la constitution. On pourroit encore , sans ano-blir les individus , anoblir collectivement certainesvilles, en préférant celles où üeuriroient davantagele commerce, l'industrie et les arts , et où par con-séquent l’administration municipale seroit la meil-'Jeure. Ces villes anoblies pourroient, à l’instar desvilles impériales, envoyer des nonces à la diète;et leur exemple ne manquereit pas d’exciter danstoutes les autres un vif désir d’obtenir le mêmehonneur.

Les comités censoriaux chargés de ce départe-ment de bienfaisance, qui jamais , à 2a honte desrois et des peuples, n’a encore existé nulle part?seroient , quoique sans élection , composés de lamanière la plus propre à remplir leurs fonctions