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licitement convoquée ; les noms de tous les pala-tins seront mis en concurrence , et il en sera tirétrois au sort avec toutes les précautions possiblespour qu’aucune fraude n’altère cette opération. Cestrois noms seront à haute voix déclarés à l’assem-blée , qui, dans la même séance et à la pluralité desvoix, choisira celui qu’elle préfère , et il sera pro-clamé roi dès le même jour.
On trouvera dans cette forme d’élection un grandinconvénient, je l’avoue, c’est que la nation nepuisse choisir librement dans le nombre des pala-tins celui qu’elle honore et chérit davantage, etqu’elle juge le plus digne de la royauté. Mais cet in-convénient n’est pas nouveau en Pologne , où l’on avu , dans plusieurs élections, que , sans égard pourceux que la nation favorisoit, on l’a forcée de choi-sir celui qu’elle auroit rebuté : mais pour cet avan-tage qu’elle n’a plus et qu’elle sacrifie, combiend’autres plus importants elle gagne par cette formed’élection !
Premièrement l’action du sort amortit tout d’uncoup les factions et brigues des nations étrangères,qui ne peuvent influer sur cette élection , trop in-certaines du succèspour y mettre beaucoup d’efforts ,vu que la fraude même seroit insuffisante en faveurd’un sujet que la nation peut toujours rejeter. Lagrandeur seule de cet avantage est telle , qu’il assurele repos de la Pologne , étouffe la vénalité dans larépublique, et laisse à l’élection presque toute latranquillité de l’hérédité.
Le même avantage a lieu contre les brigues me-