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POLYSYNODIE.
la polysynodie plus de justice et de constance. Ilest sur encore que comme la démocratie tend natu-rellement a l’aristocratie , et l’aristocratie à la mo-narchie, de même la polysynodie tend au demi-visirat, et le demi-visirat au visirat. Ce progrès de laforce publique vers le relâchement, qui oblige derenforcer les ressorts, se retarde ou s’accélère a pro-portion que toutes les parties de l’état sont bien oumal constituées ; et, comme on ne parvient au des-potisme et au visirat que quand tous les autres res-sorts sont usés, c’est, à mon avis , un projet malconçu de prétendre abandonner cette forme pour enprendre une des précédentes ; car nulle autre nepeut plus suffire à tout un peuple qui a pu supportercelle-là. Mais , sans vouloir quitter l’une pour l’au-tre, il est cependant utile de connoître celle destrois qui vaut le mieux. Nous venons de voir que ,par une analogie assez naturelle, la polysynodiemérite déjà la préférence 5 il reste a rechercher sil’examen des choses mêmes pourra la lui confirmer ;mais, avant que d’entrer dans cet examen, commen-çons par une idée plus précise de la forme que , selonnotre auteur , doit avoir la polysynodie.
CHAPITRE I V.
Partage et départements des conseils.
Le gouvernementd’un grand étattelquela France renferme en soi huit objets principaux qui doiventformer autant de départements , et par conséquent