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Notice sur la vie et les ouvrages de A.-P. de Candolle / par A. de la Rive
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veillante prévenanee du maître avait commencée, et que la re-connaissance du disciple, pour celui qui avait su le comprendresi tôt, entretint de la manière la plus touchante. De Candollene pouvait parler de Desfonlaines que les larmes aux yeux, etla notice quil a publiée en 1836 sur cet homme excellent,quil appelait son second père, laisse percer à chaque page lessentiments de vénération et de profonde affection quil avaitpour lui.

Louvrage des plantes grasses eut un grand succès ; il le dutau mérite du texte, joint à la beauté des dessins et à la nouveautéde ce genre de publication. Cette entreprise eut aussi pour DeCandolle lavantage de lui ouvrir laccès de tous les herbiers,et de lui procurer plusieurs relations scientifiques, entre autrescelle de lHéritier lui-méme, dont les riches collections botani-ques furent entièrement mises à sa disposition. A In mort delHéritier, qui eut lieu en 1800, il devint possesseur de lherbierque ce botaniste, amateur distingué, sétait plu à enrichir desplantes les plus remarquables; et cet herbier fut ainsi le noyauet la base de celui qu'il na cessé daugmenter durant sa vie, etqui a rendu de si grands services à la science, par le partiquen a tiré le propriétaire et par la générosité avec laquelle ilen a facilité laccès à tous les botanistes. Quelques herborisa-tions faites dans lété de 1798 à Fontainebleau , avec Brongniart,Cuvier et Duméril, furent pour De Candolle lorigine de sa liai-son avec ces hommes supérieurs. Une course quil fit alors enNormandie ne fut pas sans résultat pour la science: il exploraavec soin les côtes de lOcéan, et en étudia les productions tantvégétales quanimales. Des observations anatomiques et physio-logiques sur les algues marines, dont il fit usage plus tard dansla Flore française, et des recherches microscopiques sur lesfucus, quil publia dans le Bulletin Philomatique, furent le fruitde ses explorations.

De Candolle avait aussi fait au bord de la mer quelques tra-vaux sur les poissons, et, à son retour à Paris , une circonstance